Depuis sa création en 1943, le Laboratoire d’Herboristerie Générale collabore avec des producteurs rigoureux. Cette démarche fait partie intégrante de notre histoire. Née à Marseille, carrefour historique des épices, notre entreprise transforme ses matières premières sur son site d’Aubagne.
De cette passion est née la volonté de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur. Historiquement, notre métier couvrait l’approvisionnement, la transformation et la distribution aux professionnels.
La création d’une production de poivre à São Tomé illustre cette maîtrise du sourcing direct. Cette démarche concrétise notre engagement pour une filière biologique et équitable. Gilles Talrich, président de LHG, retrace pour nous les débuts de cette aventure insulaire.
São Tomé-et-Príncipe, archipel préservé au terroir exceptionnel
Situé dans le golfe de Guinée, l’archipel s’étend sur 1 000 km² et compte environ 200 000 habitants. Ses dimensions restent deux fois et demie plus petites que l’île de La Réunion. Reconnue pour sa biodiversité remarquable, cette réserve insulaire figure d’ailleurs sur la liste des réserves de biosphère de l’UNESCO.

L’isolement géographique, le climat équatorial et le sol volcanique offrent un cadre parfait aux végétaux. Dès le XIXe siècle, l’archipel devient un haut lieu du cacao avec l’introduction de la variété amelonado. En 1913, le pays dominait même les exportations mondiales sous le nom « d’île chocolat »
Aujourd’hui, cette jeune république s’appuie largement sur l’aide internationale pour ses projets agricoles. Réussir une telle implantation exigeait donc une opportunité rare. Cet alignement des planètes s’est produit dès la fin de l’année 2007.
2007 : les premiers pas du projet poivrier
En novembre 2007, Gilles Talrich découvre le potentiel agricole du territoire via le chocolatier bio Kaoka. L’isolement insulaire a protégé les plantations des croisements variétaux. Cette pureté assure aux récoltes des qualités gustatives exceptionnelles.

L’Union européenne finançait alors des programmes d’aide agronomique axés sur les épices. Gilles Talrich s’envole aussitôt pour rencontrer Francisco Ramos, ingénieur agronome local.
Le défi semblait immense. Le pays consommait alors du poivre importé du Portugal et la culture locale restait quasi inexistante. Pour convaincre les exploitants de planter des lianes, il fallait garantir des débouchés commerciaux solides et immédiats.
L’alliance stratégique avec l’entreprise Hénaff
En février 2008, la direction de la célèbre marque bretonne Hénaff visite les ateliers de LHG. Ce partenaire historique cherchait justement à développer sa propre filière d’approvisionnement en épices.
Le modèle se met en place très rapidement. Hénaff apporte la garantie d’achat en instaurant un système de préfinancement des récoltes. Les exploitants s’engagent sur des volumes précis et reçoivent une rémunération régulière tout au long de l’année.

À l’automne, LHG réceptionne les lots au port de Marseille avant de livrer l’usine bretonne. Ce paiement sécurisé a immédiatement instauré un climat de confiance avec les cultivateurs locaux, souvent délaissés par les intermédiaires classiques.
Un apprentissage agricole exigeant et certifié bio
Un poivrier demande quatre années d’attention avant de livrer ses premières grappes. Pendant cette phase, LHG a assuré l’assistance technique sur le terrain.

Nos spécialistes ont rédigé le cahier des charges et formé les familles aux méthodes de l’agriculture biologique. Nous avons structuré les centres de tri pour garantir des grains irréprochables, sans aucun pesticide de synthèse.
Cette réussite collective démontre la force d’un modèle vertueux. L’histoire se prolonge désormais sur le terrain : découvrez la suite du projet et nos nouveaux défis dans l’épisode 2 de notre saga.




